Amériques
Mise à jour : 1er juin 2008
Dans cette page :
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Contributions
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(par ordre alphabétique)
Nils Andersson : Béhar A. : Charles Philippe David et Élisabeth Vallet : Jean Frédéric Légaré - Tremblay (Études de la Chaire Raoul Dandurand) Geiser et Parant : Rébecca Johnson : Bush Has Been Ditching Treaties Since He Came To Power Jacques Le Dauphin :
Michel Rogalski : Maurice Ronai : Stratégies de sortie de conflit (1996) Julien Toureille : (Etudes de la Chaire Raoul Dandurand) |
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Actualité de la société civile
| Les maires s'opposent aux
dépenses militaires américaines
Par Tine Cruichshank Aujourd'hui, à la séance plénière d'ouverture du Forum mondial sur la paix, des maires américains se sont opposés au budget militaire de leur nation qui ne cesse de croître. Des maires des quatre coins du monde ont participé à la séance plénière d'ouverture, y compris Christopher Weeramantry du Sri Lanka, Jennifer Hosterman de Pleasanton en Californie, et Winstanley Johnson de Freetown à la Sierra Leone. « Je crains que mon pays, les États-Unis d'Amérique, ne fait rien en matière de vrai chefferie,» raconte Hosterman, qui a reçu plusieurs applaudissements lorsqu'elle a mentionné la responsabilité des maires du monde d'agir en ce qui concerne les questions nationales et internationales qui affectent leurs communautés. Hosterman a parlé de sa responsabilité quant à la communauté qu'elle représente, estimant que la protection de sa communauté contre les difficultés environnementales et socio-économiques ne s'arrête pas à l'Hôtel de Ville, mais que ses fonctions l'obligent à régler de plus vastes enjeux lorsque l'Administration Bush ne les protège pas contre les menaces du réchauffement de la planète et de la prolifération des armes nucléaires. Greg Speeter de Cities for Peace a poursuivi dans la même veine en soulignant que les autorités locales doivent aborder les questions de dégradation environnementale, de pauvreté et de violence « avec de moins en moins de ressources. » Speeter a déploré la taille du budget militaire américain comparativement au montant dépensé pour la protection de l'environnement, la santé, et les programmes antipauvreté. Selon Speeter : « 31 pour cent des enfants de Chicago vivent sous le seuil de la pauvreté. Avant que l'Administration Bush prenne le pouvoir, on parlait de 25 pour cent.» D'ailleurs, « le montant dépensé par Chicago pour la guerre, chaque année, pourrait fournir une éducation universitaire à chaque diplômé du secondaire et permettre la construction d'une dizaine d'écoles dans la ville. » Le Forum mondial sur la paix permet aux organismes, tels que Mayor for Peace et l'Association internationale des villes messagères de la paix, de coordonner et synchroniser leurs efforts afin de combattre les questions mondiales qui affectent leurs propres communautés. Le président de l'International Council for Local Environmental Issues et conseiller COPE de Vancouver David Cadman, a noté que « les villes visent une campagne internationale qu'elles n'ont probablement jamais cru possible.» Cadman a expliqué que les deux pays qui ont refusé de signer le protocole de Kyoto, soit l'Australie et les États-Unis, sont fortement représentés dans les plans municipaux pour réduire leurs gaz à effet de serre à un niveau de 20 pour cent plus bas que ceux de 1990 et des mesures concrètes ont déjà été prises.
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| A propos de la visite
éclair de G. Bush en Europe
A la veille de ce voyage, l’hebdomadaire " Courrier International ", paraphrasant une tirade célèbre du Cid, titrait : " A moi, Europe deux mots ! ". Comment apprécier ce déplacement ? On notera tout d’abord que ce fut un très court périple de cinq jours (20 février-24 février), au demeurant très sélectif en ce qui concerne les rencontres auxquelles il a donné lieu. On notera, outre les officiels belges à son arrivée à Bruxelles, J.M. Barroso, président de la Commission européenne, J. Chirac lors d’un dîner, G. Schroder à Mayence et pour terminer V. Poutine à Bratislava, et bien sûr, au cours du séjour à Bruxelles, sa participation au Sommet de l’Otan et au Sommet Union européenne-Etats-Unis. Une affaire rapidement menée, sur laquelle il convient de s’interroger, quant à ses motivations. Peut-être séduits par l’opération de charme déployée quelques jours auparavant par le secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, lors de sa prestation à Paris, à Sciences-Po, certains commentateurs ont cru voir dans ce voyage un certain infléchissement de la politique extérieures américaine, laquelle deviendrait plus con,sensuelle, plus ouverte au multilatéralisme. Et dans ce nouveau cadre, l’Europe deviendrait ainsi un partenaire reconnu et respecté des Etats-Unis. Et toujours selon ces commentateurs, il conviendrait de ne pas bouder ces évolutions, mais tout au contraire de les aider à s’épanouir. Une telle analyse ne se limite pas à des commentaires de presse écrite ou audiovisuelle. Ainsi le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, a jugé lui-même nécessaire de préciser : " Nous sommes bien décidés à prouver qu’une Europe forte et unifiée est le partenaire le plus convenable des Etats-Unis, car elle a la même façon de penser ". C’est une curieuse conception d’une maturité européenne qui dépendrait du jugement et de l’aval d’une sorte de suzerain. Sans doute lors de son séjour, G. Bush a distribué abondamment ses sourires aux différents interlocuteurs, sourires qui ne pouvaient que lui être retournés à la grande satisfaction des photographes. Mais au-delà de ces postures de façade, ou à la lecture des textes, on perçoit très vite que les Etats-Unis ne sont pas plus prêts qu’avant, à se concerter avec les Européens sur les orientations fondamentales. Les prestations antérieures de Donald Rumsfeld, lors de la rencontre de l’Otan à Nice les 8 et 9 février, et même celles de Candoleezza Rice à Sciences-Po et à Bruxelles au-delà de formules aimables, laissaient quant au fond, peu de doutes à ce sujet. Les réactions épidermiques à toutes velléité d’autonomie européenne demeurent permanentes. Ainsi celle, à la suite du message de G. Schroder à la Conférence sur la sécurité à Munich (11 février) posant les fondements d’un nouveau partenariat transatlantique et d’un nouveau dialogue stratégique. En utilisant le terme de dialogue stratégique, G. Schroder a frisé la crise diplomatique. Nul n’est besoin de remonter bien loin pour se convaincre du maintien de cap. Le 20 janvier 2005, pour son second mandat G. Bush a prêté serment sur le Bible, avec une rhétorique néo-conservatrice notable, présentant une vision du monde, que tous les peuples extérieurs aux frontières américaines peuvent trouver messianique et arrogante. Mais alors, quel sens donner à ce voyage ? Sans être exhaustives, quelques pistes de réflexion peuvent être ouvertes. Embourbé en Irak, Washington cherche à ne plus porter seul l’énorme poids militaire, financier et diplomatique de ses engagements extérieurs. Comme l’a souligné G. Bush à Bruxelles, " l’Amérique soutient une Europe forte car nous avons besoin d’un partenaire solide dans la rude tâche de faire avancer la liberté dans le monde ". Comme cela avait été perceptible lors du Sommet de l’Otan à Istanbul en 2004, les Américains cherchent un relais européen pour l’Irak et à dépasser l’accord à minima obtenu à Istanbul. Mais le relais d’une armée américaine, absolument débordée, ne suscite pas l’enthousiasme des Européens. La tendance n’est pas à de nouveaux engagements mais plutôt à des désengagements. Hormis le Royaume-Uni, les soldats d’autres pays de la coalition, suivant l’exemple espagnol, sont sur le départ comme les Polonais, les Danois, les Ukrainiens… si la mission de formation des policiers et des soldats irakiens, définie à Istanbul pour l’Otan est en cours, la France et l’Allemagne y participent mais hors du sol irakien. Outre l’Irak, des désaccords persistent sur la manière de gérer les crises, ainsi sur les dossiers chauds comme l’Iran, la Syrie, le " Grand Moyen-Orient ". Est-ce à dire que ces visées américaines de vassalisation des Européens sont nécessairement vouées à l’échec. Au sein de l’Union européenne, on sait que les pays partisans de liens étroits avec les Etats-Unis sont nombreux, outre le Royaume-Uni et l’Italie, les nouveaux entrants. Le rapport aux Etats-Unis ne fait pas consensus au sein des vingt-cinq. Par ailleurs, se heurtant à la pression américaine jusqu’où iront les velléités autonomistes de l’Allemagne et de la France. La crainte du découplage est toujours omniprésente. La réponse dépendra pour beaucoup, en dernière analyse, de l’intervention de l’opinion publique. On a assez parlé, dans les médias, des multiples manifestations de rues qui se sont déroulées en Europe, lors de la réunion de l’Otan à Nice et lors du voyage de G. Bush en Europe, qui ont pourtant rassemblé des dizaines de milliers de personnes. Même si les services de sécurité ont tenu le président américain à l’écart de ces témoignages, ils n’en demeurent pas moins significatifs. Hostilité à la politique hégémonique américaine facteur de désordre mondial, volonté de voir l’Europe jouer un rôle plus autonome, ont été exprimés avec force lors de ces démonstrations. Elles sont le reflet d’un état d’esprit, largement partagé, dans les opinions européennes. A l’évidence cela pèsera dans les évolutions ultérieures. Jacques Le Dauphin, Directeur de l’IDRP 8 mars 2005 |
Des sites Internet
intéressants :
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| Je fais le rêve encore qu'un jour la guerre prendra fin,
que les hommes transformeront leurs épées en socs de charrue et leurs
lances en ébranchoirs, que les nations ne s'élèveront plus les unes
contre les autres et qu'elles n'envisageront plus jamais la guerre. Je
fais encore le rêve qu'un jour l'agneau et le lion s'étendront l'un près
de l'autre, que tous les hommes s'assoiront sous leur treille et leur
figuier, et que personne n'aura plus peur Martin Luther King La seule révolution (1967) |
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