Actualité européenne à suivre
| Appel
européen
La parole aux citoyennes et aux citoyens de toute l’Europe ! La mobilisation citoyenne, antilibérale et pro-européenne a ouvert une époque nouvelle pour l’Europe. Elle est marquée par le rejet de plus en plus fort des politiques néolibérales et de leurs effets dans toute la vie sociale. Après le succès du NON en France et aux Pays-Bas, les exigences des citoyennes et des citoyens doivent être entendues, à commencer par le retrait total du projet de constitution européenne. C’est le sens de ce texte, destiné à formuler ces exigences. Il est proposé dans chaque pays par les forces politiques, sociales, associatives qui visent à l’émancipation humaine en Europe et dans le monde. Les initiateurs/initiatrices de cet Appel européen s’associent par ailleurs à tous processus de travail démocratique et ouvert en faveur d’une Autre Europe pour un autre monde. Citoyennes et citoyens, résidentes et résidents, nous voulons construire pour l’Europe un avenir commun de progrès partagé. Nous voulons dépasser la crise de l’Europe néolibérale pour une Europe sociale, démocratique, féministe, écologique, pacifique, une Europe de la solidarité entre tous ses peuples et avec tous les peuples du monde. A cette fin, nous exigeons un changement fondamental des institutions et des politiques européennes et l’application de mesures immédiates. Cela implique notamment :
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Le mardi 04 mai 2004 Quatre nouveaux candidats à l'euro en 2007 Agence France-Presse - Bruxelles La Lituanie, l'Estonie, Chypre et la Slovénie, sont les premiers nouveaux arrivants à l'UE à vouloir entrer dans le mécanisme de change reliant leur devise à l'euro, en vue de rejoindre la monnaie unique en janvier 2007, a indiqué un porte-parole de la Commission européenne. «La Lituanie et l'Estonie ont affiché leur souhait
d'intégrer le mécanisme de change avant cet été», a dit Gerassimos
Thomas, porte-parole du nouveau commissaire aux Affaires économiques
Joaquin Almunia. «La Slovénie et Chypre sont aussi désireux de rentrer
dans ce mécanisme fin 2004 ou début 2005 dans le but d'intégrer l'euro
en janvier 2007», a souligné le porte-parole. |
Quelle influence française au sein de la politique européenne de sécurité et de défense ? Les progrès rapides de la construction de l'Europe de la défense permettent d'envisager que la France prenne part à des opérations conduites par l'Union européenne, avec ou sans recours aux moyens de l'OTAN. Nous vivons donc aujourd'hui, avec le développement d'une politique européenne de sécurité et de défense, une évolution forte, car la défense a longtemps été considérée comme un espace réservé de la souveraineté nationale, à l'écart de la construction européenne. L'attitude française vis-à-vis de la finalité même de la
construction d'une Europe politique a pu apparaître ambiguë tant la
France a toujours marqué son hostilité traditionnelle à l'égard de
toute supranationalité et son attachement à l'indépendance nationale.
De même, la Grande-Bretagne, avec qui la France a lancé à Saint-Malo le
processus actuel, fait valoir son attachement à la préservation d'un
cadre intergouvernemental de décision et d'action pour l'Europe de la défense.
En fait, la préservation d'un cadre inter-gouvernemental de décision et
d'action fait que, loin de remettre en cause notre souveraineté, la
construction d'une Europe de la défense est de nature à représenter
pour la France un vecteur d'influence et de puissance, dans la mesure où
nous choisirons de nous en donner les capacités.
Acquisition et analyse du renseignement en premier lieu : indépendamment des structures mises en place pour donner à l'UE la capacité de décider de façon autonome de conduire une opération, cette décision sera toujours dépendante de l'appréciation stratégique de la situation effectuée par ceux des Etats-membres qui en seront capables. A ce titre, la France est actuellement le seul pays européen à disposer de toute la panoplie des moyens de recueil et d'analyse du renseignement stratégique (satellite d'observation, navires, avions et stations d'écoute, etc.). Planification de niveau stratégique en second lieu : le futur Etat-major européen devra en effet pouvoir s'appuyer, si nécessaire, sur les pôles stratégiques nationaux multilanationalisés choisis par le COPS en fonction des circonstances. La montée en puissance du pôle EMIA-COIA sera déterminante dans ce domaine. Conduite des opérations également : la capacité d'accueil d'un PC de GFIM embarqué sera déterminante pour l'attribution du commandement des forces dans certains types de crises. Dans ce domaine, en se référant au modèle d'armée 2015, nous disposerons d'un atout sous la forme de deux NTCD, conçus pour accueillir un PC de GFIM. Plus généralement, la constitution d'un noyau de PC de GFIM multinationalisé à l'EMIA nous offrira la capacité d'être nation cadre d'une opération interarmées alors que notre contribution significative à l'Etat-major du corps européen nous permettra d'être membres du groupe de nations cadres d'une intervention à prédominance terrestre. Enfin, les capacités de commandement significatives de la Marine nationale et de l'armée de l'Air devront aussi être valorisées au profit de l'aptitude européenne. Projection d'un volume de forces significatif : en effet, l'expérience de ces dernières années a montré que l'attribution des fonctions de responsabilités opérationnelles privilégie les nations qui font connaître très tôt leur volonté d'engager un volume de forces significatif. Là encore, le modèle d'armée 2015 nous permettra de faire jeu égal avec nos grands partenaires européens, et donc d'envisager tenir le rôle de nation cadre. L'objectif global défini à Helsinki consistant à être en mesure de déployer en 60 jours sur une durée au moins égale à un an, une force de réaction rapide de l'importance d'un corps d'armée, soit, pour la composante terrestre, cinquante à soixante mille hommes, l'objectif capacitaire français de trente mille hommes projetables un an sur le même théâtre apparaît bien un élément d'influence important. Il en va de même pour l'aptitude à déployer, au profit des éléments aériens et navals prévus à Helsinki, une capacité de transport maintenue au niveau actuel, une centaine d'avions de combat et de ravitailleurs en vol associés, un groupe aéronaval et son accompagnement ainsi que des sous-marins nucléaires d'attaque. Des capacités de mobilité adaptées sont en la matière prépondérantes car la priorité restera à la projection des forces nationales de réaction immédiate, aptes à démontrer la volonté politique et l'acceptation des risques et ainsi garantes d'influence. Efficacité militaire des forces enfin : la France dispose de nombreux pôles d'excellence reconnus par tous ses partenaires. Les facilités d'adaptation des forces françaises face à des situations allant du combat de haute intensité aux missions humanitaires ne sont ainsi plus à démontrer. Le couple Gendarmerie / armée de Terre, notre expérience en matière d'utilisation des forces spéciales ou encore l'efficacité et l'importance de soutien logistique, au travers notamment de nos services de santé et des essences, peuvent aussi être cités pour illustrer les compétences particulières qui seront autant d'atouts français pour peser dans la PESD. La France est bien placée vis-à-vis de ses partenaires dans ces domaines. Pourtant, dans chacun d'entre eux à l'exception de l'efficacité militaire des forces, les moyens européens pris collectivement demeurent insuffisants pour que l'on puisse envisager dès 2001 être en mesure de répondre au sommet des missions de Petersberg sans recours aux moyens de l'Alliance. Les Quinze se sont fixé des objectifs de capacités à Helsinki en matière d'évaluation stratégique, de transport stratégique, et de commandement et de contrôle. Il faudra, pour les remplir, prolonger les démarches engagées (études au sein du groupe aérien européen, développement et adaptation des forces européennes multinationales, dont le corps européen, multinationalisation des états-majors de niveau stratégique…) afin de mettre en commun les capacités européennes en vue d'en maximiser l'utilisation. Il faudra ainsi mieux orienter, et accroître l'effort de défense. |
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La Charte des droits fondamentaux est une déclaration des droits adoptée le 7 décembre 2000 par l'Union européenne.
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Elle a été signée et
proclamée par les présidents du Parlement européen, du Conseil et de la
Commission lors du Conseil européen de Nice le 7 décembre 2000. Cette
Charte est le résultat d'une procédure originale - et sans précédent
dans l'histoire de l'Union européenne - qui peut être ainsi résumée :
les Conseils européens de Cologne (3/4 juin 1999) et de Tampere (octobre 1999) ont donné mandat à un groupe de travail qui s'est lui même proclamé Convention de rédiger un projet. Constitutée en décembre 1999, elle adopte son projet le 2 octobre 2000, le Conseil européen de Biarritz (13/14 octobre 2000) a donné son accord unanime sur ce projet et l'a transmis au Parlement européen et à la Commission, le Parlement européen a donné son accord le 14 novembre 2000 et la Commission le 6 décembre 2000, au nom de leurs institutions, les présidents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission ont signé et proclamé la Charte le 7 décembre 2000 à Nice. La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne reprend en un texte unique, pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne, l'ensemble des droits civiques, politiques, économiques et sociaux des citoyens européens ainsi que de toutes personnes vivant sur le territoire de l'Union. Le texte comprend 54 articles précédés d'un bref préambule. Les droits sont regroupés en six grands chapitres : Dignité Liberté Égalité Solidarité Citoyenneté Justice. Ces six chapitres sont complétés par un septième qui comporte les dispositions finales. Ils sont basés notamment sur les droits et libertés fondamentaux reconnus par la Convention européenne des droits de l'homme (instrument du Conseil de l'Europe), les traditions constitutionnelles des États membres de l'Union européenne, la Charte sociale européenne du Conseil de l'Europe et la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs ainsi que d'autres conventions internationales auxquelles adhèrent l'Union européenne ou ses États membres. L'arrêt Nold de la Cour de justice des Communautés européennes du 14 mai 1974 affirme cependant déjà que les droits fondamentaux tels que reconnus dans les droits nationaux font partie du droit des Communautés et doivent être défendus par celles-ci.
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