L'Europe de la sécurité et de la défense
La sécurité européenne en construction : l'enjeux du multilatéralisme, une sécurité pour qui, sécuriser les capitaux ou sécuriser les populations ?
Mise à jour : 4 septembre 2008
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Jacques Le Dauphin :
Francis Wurtz, député européen :
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Le jeudi 28 avril 2005 L'OTAN se dotera d'un système radar d'ici 2010 Léon Bruneau - Agence France-Presse - Bruxelles, Belgique L'OTAN a passé jeudi un premier contrat important en vue de se doter d'ici 2010 d'un système radar aéroporté capable de repérer et de suivre des cibles au sol, un programme dont le coût total est évalué à «près de 4 milliards d'euros», selon des responsables. Ce contrat initial, d'une valeur de 23 millions d'euros,
a été signé avec un consortium d'industriels de l'armement, dont les
groupes américain Northrop Grumman et européen EADS, au siège de
l'Alliance à Bruxelles, en marge d'une conférence des directeurs
nationaux de l'armement des 26 pays membres de l'OTAN. |
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La politique européenne de sécurité et de défense (PESD) découle des dispositions du traité d’Amsterdam (entré en vigueur le 1° mai 1999) qui remplace le traité de Maastricht et prévoit " le renforcement de la PESC, y compris la définition progressive d’une politique européenne de défense commune ", tout comme l’incorporation des missions dites de Petersberg dans le champ d’application du traité. A la suite de la déclaration franco-britannique de Saint-Malo (décembre 1998) et dans le contexte des opérations du Kosovo, le Conseil européen de Cologne a confirmé que " la PESC doit s’appuyer sur des capacités opérationnelles crédibles si l’on veut que l’UE soit en mesure de jouer pleinement son rôle sur la scène internationale ". A la suite des Conseils européens d’Helsinki, Feira puis Nice, les pays membres de l’UE ont entrepris de se doter d’une " capacité d’action autonome s’appuyant sur des capacités militaires crédibles ainsi que des instances et des procédures de décision appropriées ". Dates essentielles de la PESD 11 décembre 1991 : le traité de Maastricht institue une politique européenne de sécurité commune (PESC) ; 18 juin 1997 : le traité d'Amsterdam réforme le traité de Maastricht et créé la fonction de Haut représentant pour la PESC ; 4 décembre 1998 : lors du sommet de Saint Malo, Français et Britanniques formulent des propositions communes en matière de défense européenne, évoquant pour la première fois une capacité d’action autonome de l’Union européenne à gérer des crises ; 3 et 4 juin 1999 : au conseil européen de Cologne, les Quinze se fixent l’objectif que l’UE dispose d’une capacité d’action autonome s’appuyant sur des capacités militaires crédibles ainsi que des instances et des procédures de décision appropriées, afin d’être à même d’intervenir pour prévenir ou gérer des crises y compris dans le domaine militaire, avec ou sans recours aux moyens de l’Alliance atlantique. 10 et 11 décembre 1999 : lors du conseil européen d’Helsinki, les États membres s’engagent à développer les capacités militaires européennes pour être en mesure, à l’horizon 2003, de déployer et de soutenir en 60 jours et pour au moins un an, des forces capables de mener l’ensemble des missions de Petersberg y compris les plus exigeantes, dans des opérations pouvant aller jusqu’au niveau d’un corps d’armée (60 000 militaires) pour la composante terrestre. En outre, les Etats membres ont décidé de déterminer rapidement des objectifs collectifs de capacités afin de doter ces forces des moyens de commandement et de contrôle, de renseignement, de transport stratégique, d'appui au combat et des éléments aériens et navals nécessaires, ainsi que du soutien logistique approprié. 19 et 20 juin 2000 : au conseil européen de Santa Maria da Feira, les États membres décident de se doter de structures intérimaires de décision et de doter l’UE d’une force de police lui permettant d’intervenir dans tous les domaines de gestion de crises (civiles comme militaires). 20 novembre 2000 : la conférence d’engagement de capacités à Bruxelles permet d’agréger les différentes contributions des États membres dans un réservoir de forces correspondant aux objectifs du sommet d’Helsinki (" headline goal " ou " objectif global de capacités "). La règle restera cependant celle de la libre décision nationale, tant pour participer, ou non, à une opération que pour fixer la nature et le niveau de l’engagement. 7,8 et 9 décembre 2000 : lors du conseil européen de Nice, il est pris acte des engagements concrets sur les contributions des États, ainsi que des efforts à réaliser. Sont adoptés les textes qui définissent les structures du comité politique et de sécurité (COPS), du comité militaire (CMUE) et de l’état major de l’Union européenne (EMUE). Le premier exercice de gestion de crises de l'UE a été organisé en 2002. Il visait à tester les procédures décisionnelles de la PESD et à coordonner l'ensemble de ses instruments militaires et civils dans la phase pré-décisionnelle. C'est au sommet de Copenhague le 13 décembre 2002,
au terme de deux années de négociations, que furent finalement adoptés
les accords dits "Berlin Plus". Les accords "Berlin Plus"
permettent à l'UE de faire appel aux moyens de l'OTAN pour mener des opérations. La première opération dans le cadre de la PESD a été lancée le 1er janvier 2003. Il s'agit de la Mission de police de l'Union européenne (MPUE) en Bosnie-Herzégovine, qui prend la relève du Groupe international de police (GIP) des Nations Unies établi en vertu de l'accord de Dayton/Paris en 1995. Le 18 mars 2003, l'Union a décidé de lancer sa première opération militaire. L'opération militaire de l'UE dans l'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), qui succède à l'opération "Allied Harmony" de l'OTAN. 20 juin 2003 : lors du conseil européen de Salonique, Javier Solana (M. PESD) propose son Rapport "Une Europe sure dans un monde meilleur", document essentiel de ce que va être la PESD.
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déclaration de Petersberg, du 19 juin
1992, constitue un élément central dans la volonté de développer
l'Union de l'Europe occidentale (UEO) en tant que composante de défense
de l'UE, et comme moyen de renforcer le pilier européen de l'Alliance
atlantique (OTAN). Les trois parties de cette déclaration définissent
les lignes directrices du développement futur de l'UEO.
Source : Commission européenne Année 2000 |
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L'EUROFOR (Force Européenne de Déploiement Rapide), est une Force Terrestre spécialement préparée pour conduire des Opérations Militaires de Soutien de la Paix, en conformité avec la Déclaration de Petersberg. L'Eurofor (Document en PDF)
T R A I T É La
République française, le Royaume d'Espagne, la République d'Italie et
la République portugaise, Chapitre Ier Le présent Traité a pour objet de définir les principes fondamentaux relatifs au statut, au stationnement, aux modalités d'organisation et au fonctionnement d'une force multinationale européenne dénommée ci-après Eurofor. Article 2 Les Parties conviennent que les dispositions du présent Traité sont fondées sur l'application des principes de réciprocité et de répartition équilibrée des charges. Article 3 Aux fins du présent Traité, on retient les définitions suivantes : 1. Commandement On entend par Commandement l'état-major multinational de l'Eurofor ainsi que l'unité de commandement et de soutien qui lui est rattachée. 2. La Force On
entend par Force : 3. Elément civil On entend par élément civil le personnel civil employé en permanence par la Force. 4. Personnes à charge On entend par personne à charge le conjoint d'un membre de la Force ou d'un élément civil, ou une autre personne vivant maritalement avec lui, dans la mesure où une telle situation est reconnue légalement dans le pays d'origine, tout enfant à charge aux termes de la réglementation de l'Etat d'origine, tout parent proche qui dépend de lui pour des raisons économiques ou pour des raisons de santé et qui vit sous son toit. 5. Etat d'origine On entend par Etat d'origine la Partie qui contribue à la Force ou à son élément civil, quand celle-ci est déployée sur le territoire d'une autre Partie. 6. Etat d'accueil On entend par Etat d'accueil la Partie sur le territoire de laquelle est déployée la Force ou l'élément civil, dont tout ou partie des personnels relève d'une autre Partie. Article 4 Le
comité interministériel de haut niveau (CIMIN) est un organe composé de
représentants du ministère de la défense et du ministère des affaires
étrangères de chacune des Parties au présent Traité. Il assure la
coordination politique et militaire entre les Parties en ce qui concerne
l'Eurofor. Il lui revient en particulier de : Article 5 1. L'Eurofor,
opérant indépendamment ou conjointement avec d'autres forces, peut être
employée pour : Article 6 1. Pour
la réalisation de ses objectifs et l'accomplissement des missions prévues
dans le présent Traité, l'Eurofor dispose de la capacité juridique pour
contracter, acquérir, aliéner et ester en justice. Cette capacité
juridique est exercée par le Général commandant l'Eurofor ou par toute
autre personne expressément désignée par lui pour agir en son nom. Article 7 Le
Général commandant l'Eurofor : Article 8 1. Pour
l'accomplissement des missions assignées à l'Eurofor, les Parties
peuvent, sur décision du CIMIN, faire stationner et déployer leurs
propres forces sur le territoire des autres Parties. Article 9 1. L'Etat
où l'Eurofor a son siège permanent s'engage à lui fournir gratuitement
les installations jugées nécessaires pour le déroulement de ses
fonctions. Article 10 1. Les
Parties prennent toutes mesures raisonnablement exigibles pour garantir
l'acheminement des communications officielles de l'Eurofor. Article 11 1. Les
Parties mettent en oeuvre les mesures assurant la protection des
informations, documents et matériels soit reçus, soit émis par
l'Eurofor et qui reçoivent une mention de classification limitant leur
diffusion. Chapitre II 1. Les
membres de la Force et de l'élément civil ainsi que les personnes à
leur charge doivent respecter le droit en vigueur dans l'Etat d'accueil.
En outre, les membres de la Force et de l'élément civil doivent
s'abstenir sur le territoire de cet Etat de toute activité incompatible
avec l'esprit du présent Traité. Article 13 Les membres de la Force peuvent porter leurs armes lorsque la législation de l'Etat d'accueil le permet. Article 14 1. Les
permis de conduire militaires attribués par chacune des Parties sont également
valables sur le territoire de tous les Etats qui sont Partie au présent
Traité et permettent de conduire en service tous les véhicules de
l'Eurofor de la catégorie correspondante. Article 15 Tout ressortissant d'une des Parties n'appartenant ni à la Force ni à l'élément civil, mais remplissant en son sein une mission particulière de nature technique ou scientifique, est considéré, uniquement pour la durée de l'accomplissement de cette mission, comme appartenant à la Force ou à l'élément civil, exclusivement pour ce qui concerne l'application des dispositions des chapitres III et IV du présent Traité. Article 16 1. En
cas de décès d'un membre de la Force ou de l'élément civil, si les
autorités de l'Etat d'accueil, dans le cadre de la procédure judiciaire
ou administrative, demandent à ce qu'une autopsie soit pratiquée, une
autorité de l'Etat d'origine est autorisée à y être présente. Chapitre III 1. Les
autorités de l'Etat d'accueil ont le droit d'exercer leur juridiction sur
les membres de la Force ou de l'élément civil et les personnes à leur
charge, en ce qui concerne les infractions commises sur le territoire
dudit Etat et punies par sa législation. Article 18 1. Pour
l'application de ce chapitre, les autorités des Parties se prêtent
mutuellement assistance, notamment pour : Article 19 Les autorités de l'Etat d'accueil examinent avec bienveillance les demandes des autorités de l'Etat d'origine en vue de prêter assistance à celles-ci pour l'exécution des peines d'emprisonnement prononcées sur le territoire de l'Etat d'accueil par lesdites autorités conformément aux dispositions du présent chapitre. Chapitre IV 1. En
cas de dommages causés aux personnes ou aux biens de l'une des Parties ou
à un tiers ou à ses biens, par un personnel ou un bien de l'une de ces
Parties, dans l'accomplissement des missions liées à l'exécution du présent
Traité, la réparation desdits dommages est assurée paritairement par
les Parties. Article 21 1. En
cas de dommages causés aux personnes ou aux biens de l'une des Parties,
à un tiers ou à ses biens, par une personne ou un bien de l'un de ces
Etats en dehors du service, l'obligation d'indemniser incombe à l'auteur
des dommages. Article 22 En cas de doute pour savoir si le fait dommageable a été commis en service ou hors service, les Parties se prononcent notamment après examen d'un rapport circonstancié du Général commandant l'Eurofor. Chapitre V L'Etat d'accueil prend toutes les mesures raisonnablement exigibles en vue de garantir la disponibilité des services nécessaires, notamment l'électricité, l'eau, le gaz, les services postaux, téléphoniques et télégraphiques, le recueil des déchets et la protection contre les incendies à la Force et à l'élément civil. Article 24 Le Général commandant l'Eurofor doit, sur demande motivée, autoriser les agents des services compétents à inspecter, réparer, entretenir, reconstruire, déplacer les installations, réseaux électriques et collecteurs à l'intérieur des infrastructures du Commandement et de la Force, à condition que ces activités ne fassent pas obstacle au fonctionnement normal et à la sécurité de celles-ci. Article 25 1. L'assistance
sanitaire est assurée auprès des structures civiles et militaires, aux
membres de la Force et de l'élément civil et aux personnes à charge,
selon les mêmes modalités que celles accordées aux ressortissants de
grade ou de catégorie équivalents de l'Etat d'accueil. Chapitre VI 1. Le
budget annuel unique de l'Eurofor comprend des recettes et des dépenses. Article 27 Le
CIMIN approuve : Article 28 Pour
assister le CIMIN dans l'exercice de ses compétences définies à
l'article précédent, chaque Partie désigne des experts financiers chargés
de : Article 29 Afin
d'assurer le contrôle des comptes de l'Eurofor, chaque Partie désigne
des experts aux comptes chargés de : Article 30 1. Les
biens mis à la disposition de l'Eurofor par les Parties restent la propriété
de ces dernières. Article 31 1. L'Eurofor
peut passer des marchés publics dans le respect des principes en vigueur
au sein de l'Union européenne. Chapitre VII 1. Dans
le cadre de son usage officiel, les avoirs, les revenus et autres biens de
l'Eurofor sont exonérés de tous impôts directs. Article 33 Pour l'application des impôts sur le revenu et le patrimoine, les membres de la Force et de l'élément civil de l'Eurofor qui, uniquement en raison de l'exercice de leur fonction au service de l'Eurofor établissent leur résidence dans l'Etat d'accueil, sont considérés comme conservant leur résidence fiscale dans l'Etat d'origine qui verse les rémunérations pour le service effectué auprès de l'Eurofor. Cette disposition s'applique également au conjoint qui n'exerce pas d'activité professionnelle ou commerciale dans l'Etat d'accueil. Chapitre VIII Tout différend entre les Parties en ce qui concerne l'interprétation ou l'application du présent Traité est réglé par négociation entre elles. Article 35 1. Sur
la proposition d'une Partie, le présent Traité peut être révisé à
tout moment avec l'accord de l'ensemble des Parties. Article 36 1. Chaque
Partie peut, à tout moment, dénoncer le présent Traité par
notification écrite préalable aux autres Parties. Article 37 Les Parties au présent Traité peuvent à tout moment, d'un commun accord, inviter un autre Etat de l'UEO à adhérer au présent Traité. Dès l'adhésion, l'ensemble des clauses du Traité s'applique dans leur intégralité à celui-ci. Article 38 Le présent Traité peut être complété par un ou plusieurs accords spécifiques. Article 39 Le
présent Traité entre en vigueur dès que les Parties se sont
mutuellement notifié l'accomplissement des formalités d'approbation
requises par leur droit interne. Pour
la République française : |
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Conformément à la déclaration de Cologne des 3 et 4 juin 1999 sur la défense européenne, le Corps européen, dont font partie l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France et le Luxembourg, a été adapté pour devenir un corps de réaction rapide. Ses missions sont fixées par le rapport de la Rochelle du 22 mai 1992, l’accord spécifique avec le SACEUR du 21 janvier 1993 et la déclaration commune du 1er mai 2003, relative à l'emploi du quartier général du Corps européen dans le cadre d'opérations de gestion de crise menées par l'Union européenne. Ces documents précisent que le Corps peut-être engagé dans le cadre de l’ONU, de l’UE (de l’UEO), de l’OTAN, et de l’OSCE. Son engagement peut être envisagé sous deux formes : engagement du quartier général en tant que noyau de commandement de composante terrestre ou engagement du quartier général et de tout ou partie des forces affectées en tant que corps de réaction rapide. Par ailleurs pour la défense collective, le Corps européen doit pouvoir être engagé comme corps d’armée OTAN. Le général commandant le Corps européen est subordonné au " comité commun ", constitué par les chefs d’état-major des armées et les directeurs politiques des affaires étrangères. La décision d’emploi du Corps européen reste du ressort de chacun des gouvernements. Pour chaque mission, le " comité commun " doit définir les modalités de mise en œuvre et de transfert d’autorité du Corps. Son évolution vers un corps de réaction rapide utilisable à la fois par l’UE et par l’OTAN a entraîné une transformation qui a abouti à la fin de 2002 par son homologation comme QG de HRF(L) par l'OTAN. Le commandement de l’Eurocorps sera transféré en septembre 2003 de l'Allemagne à la France. Pour plus d'informations voir : www.eurocorps.org
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Constatant leur convergence dans les opérations de crise et la complémentarité de leurs armées de l'air, la France et le Royaume-Uni ont décidé, fin 1994, de créer le "Groupe Aérien Européen Franco-Britannique" (G.A.E.F.B.). Ce n'est pas une grande unité opérationnelle mais une structure tirant parti de la complémentarité des forces aériennes des pays partenaires et destinée à accroître leur capacité à mener ensemble des opérations. Son objectif consiste donc à développer leur interopérabilité et à procéder à des travaux de planification. Chaque année, un exercice permet d'évaluer les progrès accomplis. L'Allemagne et l'Italie ont acquis un statut de "correspondant" et devraient devenir des pays membres, à compter du 1° janvier 1998.
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Quelques
documents utiles sur la PESC et la PESD
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