- La présentation de l’institut :
L'action pour la Paix se mène depuis des décennies.
Regrouper les matériaux témoignant de cette activité, les mettre à
la disposition des historiens, chercheurs, sont des objectifs importants
de l'Institut.
L’ambition affirmée est de créer quelque chose de
nouveau, à savoir un lieu permettant le croisement permanent entre
démarche de recherche et démarche d’intervention citoyenne, en ce
qui concerne bien évidemment la paix et la sécurité. On sait que dans
ce domaine comme dans beaucoup d’autres, activités de connaissance et
interventions ne se croisent pas si facilement. Donc un lieu où
chercheur et acteurs pourraient se rencontrer, tentant de synthétiser
ensemble, réflexions et expériences réciproques, en se gardant, bien
sûr, d’un distinguo de par trop subtil, car des chercheurs peuvent
être aussi des acteurs et inversement.
L'institut entend développer de multiples contacts
et collaborations avec d'autres organismes, institutions qui au plan
national et international œuvrant dans le même sens.
Des échanges croisés ont été entrepris avec des
structures comme l’Institut catholique de Paris et son Centre de
recherche sur la paix, Justice et Paix, le C.D.R.P.C., l’I.R.I.S., l’IFRI,
la Chaire Raoul Dandurand de Montréal, Espace Marx qui nous invitent et même nous sollicitent pour intervenir
lors de colloques. Nous sommes sollicités aussi pour écrire dans
certaines de leurs revues.
Nous participons également au Forum international
virtuel Securipax, regroupant 183 Instituts, initié par l’Unesco.
Dialogue ouvert, dans une multiplicité d’approches
convergentes et parfois contradictoires, nous développons cette
démarche depuis 1997 sous plusieurs formes.
- Les activités de l’Institut :
Trois grands champs d’activité caractérisent l’Institut
depuis sa création.
21- La Documentation concernant la culture de la
paix, la géostratégie et la sécurité humaine.
Ä Depuis la création
de l’Institut, nous avons publié Les documents, en
partenariat avec le Mouvement de la Paix, Indépendance et
Développement, en partenariat avec le C.N.I.D., la Lettre
trimestrielle comme bulletin d’informations rapides.
Ces différents documents portent, à la fois sur des
recherches dans les domaines qui sont les nôtres, à la fois sur le
compte-rendu de nos colloques ou le résultat des auditions que nous
organisons avec des chercheurs ou des militants de la paix.
Ä A partir de l’année
2000, l’Institut a ouvert son site Internet.
22 - La Recherche concernant la culture de la paix,
la géostratégie et la sécurité humaine.
Le monde actuel est très complexe. " Si
nous ne pouvons pas prévoir le futur, nous pouvons le
préparer " écrivait Llya Prigogine. Alors il nous paraît
utile aujourd’hui de rechercher des alternatives pour passer d’une
culture de la violence à une culture de la paix parce qu’il importe
de promouvoir la sécurité humaine comme concept global intégrant tous
les paramètres de la société contemporaine. Pour ce faire nous avons
pris appui, à la fois sur des chercheurs, à la fois sur des
" activistes " de la paix.
A cette fin nous avons constitué un Conseil
scientifique, structure ouverte et souple dans son fonctionnement,
permettant l'information réciproque, l'échange de réflexions,
d'analyses, enrichissant pour chacune et chacun, ouvrant même la voie
à des rencontres possibles.
Ce Conseil travaille à partir de problématiques
communes entre ses différents membres ou sur l’impulsion de l’Institut.
Actuellement, les champs d’investigation portent
sur :
Ø Le
Traité de l'Union européenne : quelle place dans les débats pour
les populations ?
Ø L’ONU :
enjeux de sa rénovation.
Ø La sécurité humaine
et culture de la paix
Ø La sécurité et la
construction européenne
Ø Le
multilatéralisme
2.3 – Les échanges autour de la culture de la
paix, de la géostratégie et de la sécurité humaine.
Ä Les échanges se
font sous forme d’auditions d’experts, de militants ou sous forme de
colloques.
Depuis sa création, l’Institut a réalisé de
nombreux colloques. Ici nous n’allons citer que ceux de l’année
2001 afin de démontrer notre démarche en la matière. La liste
complète de nos colloques est accessible sur notre site Internet ou sur
dans les différentes Lettres trimestrielles.
Ä En partenariat avec
l’Université de Versailles-Saint-Quentin enYvelines, l’agglomération
nouvelle de Saint-Quentin, avec le rôle actif de notre président
Bernard Hugo et le Comité du Mouvement de la Paix de Trappes animé par
Elie Robin, nous avons organisé le 26 avril 2001, dans un
amphithéâtre de l’Université, un important colloque sur le
thème : La culture de la paix, clé pour le XXI° siècle.
La participation exceptionnelle d’une personnalité
comme Fédérico Mayor, ancien directeur général de l’Unesco, venu
spécialementt de Madrid, celles du président de l’Université,
Dominique Gentile, du président du syndicat d’agglomération, Robert
Cadalbert, de personnalités comme Hassen Fodha, directeur du Bureau d’information
de l’Onu à Paris, du Général Jean Cot, ancien commandant en chef
des Forces de l’Onu en ex-Yougoslavie, d’Universitaires comme
Marie-Françoise Labouz, Barbara Delcourt, Paul Tavernier, Abdelwahab
Biad, Jean-Luc Dubois et d’une bonne centaine de participants au long
de la journée a permis un débat des plus enrichissants.
Ä Les 14-15 et 16 mai
à l’Université de Bourgogne, Faculté de droit et science politique
de Dijon, se sont tenus séminaires et conférences-débats sur le
thème : La nouvelle question indigène, auxquels ont
participé plusieurs centaines de personnes. L’Institut y a joué un
rôle très actif grâce en particulier au dynamisme de Raphaël
Porteilla, membre du Comité directeur. Ont participé notamment à ces
manifestations : François Houtard, des Universitaires, Giulio
Girardi, dont Indépendance et Développement vient de publier un texte,
Bernard Duterme, Jean-Claude Fritz, Aydégan Kouivi, Jean-Louis
Sagot-Duvauroux.
Ä Enfin, le 19
septembre 2001, au Parlement Européen, à Bruxelles, s’est tenu, à
notre initiative, en partenariat avec Rencontre pour la Paix, structure
belge et avec le groupe GUE/NLG au Parlement Européen, un colloque sur
le thème : Quelle sécurité pour l’Europe dans le monde
du XXI° siècle ? La participation de personnalités comme
Francis Wurtz, François Géré, le Général Cot, Jean-Arthur Régibeau,
André Dumoulin, Victor-Yves Ghébali, Robert Bussières, le pasteur
André Lazérus, Daniel Durand, Franklin De Housse, Luc Mantaey, ainsi
que des représentants américain, russe et allemand :à permis un
débat fructueux à la veille d’échéances particulièrement
importantes pour le continent.
- Les bénéficiaires ou public visé
Nous visons à optimiser l’accès à l’information
portant sur les thèmes de l’éducation à la paix vers un large
public (scolaires, associations, centres de recherche, simples citoyens)
et la connaissance de la situation géopolitique du monde et à mettre
à disposition d’un large public des documents de vulgarisation sur
ces mêmes problématiques.
Dans ce sens notre Institut est à même de rédiger
une synthèse bimestrielle qui sera rédigée par le comité
scientifique de l’IDRP, sur un sujet d’actualité. Elle aura comme
objectif une approche pédagogique des situations mondiales complexes.
Notre Institut s’adresse en conséquence en premier
lieu aux chercheurs universitaires, étudiants et militants associatifs
qui s’intéressent aux questions de géostratégie, de la culture de
la paix, de la sécurité humaine.
Ensuite, il s’adresse à des structures qui
recherchent des notes synthétiques dans ces champs comme des
collectivités territoriales engagées dans des partenariats
internationaux.
Enfin, il s’adresse à un public plus large qui s’interrogent
sur ces mêmes questions et qui peuvent bénéficier de nos services
sous forme de formation, de documentation et de lieux d’échanges
publics. |